Agence de presse internationale AhlulBayt (ABNA) : Le voyage de Benjamin Netanyahu à la Maison‑Blanche, entamé cette semaine, ressemble moins à une parade triomphale qu’à un exercice d’équilibriste. Haaretz, dans une analyse fouillée, dépeint un partenaire américain qui, derrière les sourires de façade, n’entend plus accorder de chèque en blanc. Les dossiers de Gaza et du Liban sont devenus des tests de crédibilité pour un Premier ministre sioniste qui a longtemps joué la carte de l’urgence sécuritaire pour justifier ses refus de compromis.
L’un des points d’achoppement les plus sensibles reste l’Iran. Netanyahu, fidèle à sa rhétorique, continue de pousser en faveur d’une action militaire directe. Mais ce qui était autrefois un levier efficace semble aujourd’hui coincé entre des intérêts régionaux contradictoires. Selon Haaretz, les Émirats arabes unis, longtemps présentés comme des alliés naturels de Tel‑Aviv, ont activement œuvré en coulisses pour dissuader Washington de donner son feu vert à une escalade. Leurs contacts sécuritaires avec Téhéran, menés tambour battant au mois de juin, ont même abouti à une accalmie sur le terrain, réduisant l’espace de manœuvre des faucons israéliens.
Dans les salons de la Maison‑Blanche, la rencontre entre Netanyahu et Trump risque donc de tourner à un échange de bons procédés. Trump est prêt à afficher son soutien, mais il attend en retour des gestes concrets sur les fronts palestinien et libanais. Or, c’est là le talon d’Achille du dirigeant sioniste : ses alliés les plus radicaux au sein de sa coalition rejettent d’avance toute concession. Le paradoxe est que le régime sioniste, qui crie à l’isolement, pourrait bien se retrouver seul au moment de négocier ses propres illusions.
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